Piste, bande, couloir… l’influence du vert.

2 m de large, c’est ce que préconise le CERTU pour une piste cyclable digne de ce nom. En deça, on peut peindre une bande cyclable si l’on dispose à minima de 1,20 mètres. Plus petit ? … c’est pour le couloir cyclable qu’il faut opter. Vous savez : celui que l’on matérialise par des pictos vélo blancs avec des flèches-triangles verts. La bande cyclable, elle, se délimite par une bande de peinture, souvent en pointillé. Quant à la piste cyclable, c’est la seule à être physiquement séparée de la chaussée. Au delà de la théorie, en pratique… comment perçoit-on ces aménagements ?

Rouler sur le "green", le luxe urbain...

Soyons clair, sur le papier, c’est encore un peu plus complexe, on parle de bandes dites « étroites », des bandes « à contresens », des pistes « unidirectionnelles »… Le jargon des aménagements cyclables est plutôt fourni à en juger les fiches du CERTU !

Avenue Gustave Goutarel - 84 Le Pontet

Ok la théorie c’est bien, mais en pratique ? Dans nos villes très urbanisées, les voiries déjà existantes ne laissent quelquefois pas de grandes latitudes d’aménagement. Le couloir cyclable est donc souvent le seul recours pour une municipalité qui veut développer sa cyclabilité. Soit. Ne soyons pas cyclo-borné… Finalement un couloir cyclable bien délimité peut être sécurisant dès l’instant qu’on y met les formes. La preuve en image.

Le couloir cyclable, tout de vert vêtu… un effet sécurisant.

La largeur est la même, la seule différence est l’aplat de couleur verte. Effet psychologique me direz-vous ? Plus que cela, je crois qu’en tant que cycliste, lorsque l’on trouve une bande ou un couloir cyclable peint en vert, on ressent une vraie prise en compte de notre mode de déplacement. On se sent « véhicule reconnu » par la voirie, avec un territoire défendu auprès des autres modes de transport. De la même manière que l’on va dessiner un arrêt de bus sur la voirie, ou une place de parking handicapés. C’est une manière de rappeler aux automobilistes qu’ils doivent ne pas empiéter sur cet espace, parce qu’il est réservé, combien même il n’y a pas de vélos au moment présent.

Sur le trottoir, la bande cyclable tout de vert vêtue... Rond point de la Traille, entrée de Sorgues (84)

« Cela fait le même effet si l’on délimite avec des pointillés et cela revient quand même beaucoup moins cher !» peuvent contrecarrer les sceptiques.

Non. L’effet est totalement différent. L’aplat de couleur sécurise le cycliste qui se sent légitime sur la voirie, attire l’œil et donc l’attention de l’automobiliste, impose et rationalise le partage de la rue. N’est-ce pas flagrant sur les images ?

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