Nouveau concept : le vestiaire urbain

Comment aller travailler à vélo quand on n’a ni vestiaire, ni bureau pour se changer ? Tel est le dilemme de nombreux « vélo-taffeurs ». En sueur, les cheveux ébouriffés, un peu de cambouis sur les mains, nombre d’entre-nous rêvent d’avoir un endroit au travail où se changer, un casier pour poser ses affaires, une glace pour rabattre la mèche rebelle, un lavabo ou une douche pour se débarbouiller un peu, avant d’entrer dans la fosse aux travailleurs. Et pourtant… qui peut se targuer de bénéficier d’un tel luxe ?

Sous-sol de la gare centrale de Brisbane, Australie.

Un nouveau concept va peut-être arriver en Europe (mettons des cierges !) : les vestiaires urbains. En Australie, à Brisbane (2 millions d’hab.), la municipalité et l’état du Queensland ont voulu palier au manque d’infrastructures des entreprises alentours. Ils ont imaginé et financé une sorte de vestiaire urbain, à destination des travailleurs désireux de venir de banlieue à 2 roues. Ouvert en juin 2008, ce centre géré par Cycle2city est aménagé au sous-sol de la gare centrale de la ville (King George Square Bus Station).

 

Des vestiaires tout confort à disposition.

Les cyclistes urbains australiens peuvent ainsi profiter d’un garage à vélo sécurisé, de vestiaires climatisés avec casiers, toilettes,  douches, sèches cheveux, fers à repasser… Top du top, ils fournissent même les serviettes de toilettes ! Et on trouve également un service de blanchisserie et de réparation vélo.

Un service d'entretien / réparation vélo sur place.

Plutôt original comme concept. On se prend à rêver à de telles infrastructures dans des quartiers d’affaires ou dans certaines zones d’activités. Alors que chaque société cherche à mutualiser les coûts, on peut même imaginer des regroupements d’entreprises qui auraient un intérêt commun à proposer de tels services à leurs employés.

Bon, reste certainement à travailler un peu le modèle économique… A Brisbane, ce service à un coût pour le salarié : 4,80 AUD (Dollars australiens) / jour… soit environ 4€ / jour pour l’accès à l’infrastructure et ses services associés. Un peu élevé certes, mais cela n’enlève en rien à la vertu du concept !

Cela répond réellement à un besoin et à une logique de regroupement de services.

Source : http://www.weelz.fr/fr/velo-urbain/tag/cycle2city/

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