Douce France, Canal du midi

Itinéraire - Mai 2013

Pont du 8 mai : 5 jours de printemps devant nous et une envie d’évasion à 2 roues. Départ de Narbonne, le long du canal de la Robine pour rejoindre Somail et le fameux canal du midi.

Au total, nous avons parcouru 250 km le long des berges jusqu’à Toulouse. On a pédalé d’écluses en écluses, de pont canal en pont canal, avec pour compagnons les iris jaunes des marais, les boutons d’or et les coquelicots. Les platanes bicentenaires se dressent le long du chemin, tels des sentinelles qui protègent le canal des intrus. Certains endroits, le chancre coloré a eu raison des ans et les autorités ont dû abattre ceux qui risquaient de contaminer les autres. Un enjeu de taille tellement on associe le canal à ses rangées d’arbres absolument impressionnantes.

Les rangées de platanes bicentenaires... magnifiques !

Quand on longe le canal du midi, on navigue en pleine terre. Une sensation étrange, on est en dehors du temps. Les villes que l’on traverse sont autant de cartes postales que de pages d’histoires : Ventenac, Carcassonne, Castelnaudary… L’esprit de Pierre-Paul Riquet est omniprésent et l’on ne peut qu’admirer son esprit novateur tellement la construction d’un tel ouvrage à l’époque (1666) était un défi. 99 écluses s’échelonnent de Toulouse à Agde, dont 8 au lieu-dit Fonserannes à Béziers, formant un véritable escalier d’eau.

Le long du canal de la Robine

Le canal vu de notre vélo.

Le Canal du midi, c’est l’idéal pour débuter le cyclo-voyage, encore plus si vous avez de jeunes enfants : le parcours est totalement plat et sécurisé, on évolue sur le chemin de halage, sur des portions nature, et d’autres goudronnées. Tout le long, l’offre hébergement en hôtel ou chambres d’hôtes est bien fournie. Et pour la pause déj’ les auberges jalonnent également l’itinéraire.

le pont de Deyme

Le canal du midi est -de plus- inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco. C’est un ouvrage unique, qui traverse des pays au nom évoquateur : le Minervois, le Lauragais,…

L'église de Ventenac-Minervois

Et pour les pauses loisirs, les petits et les grands pourront s’intéresser de plus près aux ouvrages d’art ingénieux (bassin de Castelnaudary, seuil de Naurouze, bassin de St Férréol) et aux lieux chargés d’histoire (cité médiévale de Carcassonne, Château de Ventenac…)

Ce que nous avons retenu

La nature reprend ses droits...

Bien que construit par l’homme, le canal est totalement intégré dans le paysage, donnant l’impression d’avoir toujours été là, à l’état naturel. D’ailleurs il possède un écosystème qui lui est propre et la nature a complètement adopté cette coulée bleue qui serpente dans la campagne.

Autre étonnement : A l’approche d’Avignonet-Lauragais et ses éoliennes, on longe le canal, la voie de chemin de fer et l’autoroute en même temps. 3 « trames » qui résument l’histoire du transport de marchandises : la trame « bleue » du canal et son chemin de halage. A l’époque les chevaux tiraient les marchandises sur les bateaux. Un transport rapide et performant… puis les bateaux se sont équipés d’un moteur, puis le chemin de fer est apparu : une trame « marron » qui évinça la bleue au nom de plus de vitesse et de rentabilité. Puis dans les années 70, l’autoroute remplaça le chemin de fer… une trame « grise » bitume qui a définitivement détrôné le transport par rail…

Les berges fleuries

Moi qui est si souvent fait la route entre Narbonne et Toulouse pour mon travail lorsque je travaillais dans les autoroutes, j’ai savouré de faire ce parcours à la vitesse du vélo, le long du canal que l’on aperçoit (avec envie) souvent au loin derrière les glissières. Et plus que d’autres peut-être, je trouve que le parallèle entre le canal, le rail, le bitume interpelle sur l’évolution du transport et notre notion du progrès. Toujours plus vite, toujours plus gros… Prenons nous le temps de savourer le paysage et ce qui nous entoure ? Aujourd’hui, le transport de marchandise n’utilise plus le canal, qui a trouvé dans le tourisme et les modes doux, un nouvel essor économique.

Le bassin de Castelnaudary

Notre parcours

Nous avons fait Narbonne/Toulouse en 5 étapes. Chacune faisait entre 45 et 50 km environ sauf la dernière plus courte : 26 km.

Nous logions dans des chambres d’hôtes ou hôtel – liste ci-après pour ceux que ça intéresse.

Nos coups de cœur

Carcassonne, cité médiévale… pas de mal à se projeter au moyen-âge dans cette cité incroyablement conservée. A voir absolument.
Pays du Minervois, avec en arrière-fond les Pyrénées.
 Pays du Lauragais
 
Le village d’Azille, avec la chambre d’hôtes La Dolce Vita et l’accueil chaleureux de Nathalie l’américaine.
 

Nos étapes

  1. Narbonne – Azille
  2. Azille – Carcassonne
  3. Carcassonne – Castelnaudary
  4. Castelnaudary – Donneville
  5. Donneville – Toulouse

Nos hébergements

Azille – Chambre d’hôte La Dolce Vita | http://www.dolcevita-azille.com/fr/

Garage pour ranger les vélos. Super accueil, chambres spacieuses, décorées avec soin, salle de bain de rêve. Dîner et déjeuner de roi. Et toujours beaucoup d’attentions de l’hôtesse, Nathalie, américaine et de sa fille. A recommander, vraiment.

Carcassonne – hôtel La Bastide | http://www.hoteldelabastide.com/

Bon rapport qualité prix. Chambre correcte, pas très loin du centre médiéval. Pratique. Accueil vélo sympa. Garage pour ranger les 2 roues.

Castelnaudary – Villa des Roses | http://www.villadesrosesbandb.com/index-fr.htm

Nos hôtes anglais nous accueillent avec une pause boissons dans leur jardin. 2 chambres à l’étage, très propres, claires, simples avec salle de bain refaite depuis peu. Dîner en ville à pied. Lendemain Petit déjeuner dans la salle à manger très convivial.

Donneville – Chambre d’hôtes  »Pause Canal » | http://pausecanal.free.fr/

Superbe maison typique du Lauragais (briques rouges) restaurée avec un goût certain par les propriétaires. Elle se situe le long du canal dans un jardin immense avec une piscine. Accueil très chaleureux du maître et la maîtresse de maison, boissons sous la tonnelle dans le jardin et installation dans un studio indépendant à côté de la maison avec vue sur le jardin. Dîner dans un restaurant à côté, accès à pied. Lendemain matin, petit déjeuner convivial dans la salle à manger immense avec nos hôtes.

Météo

Frais mais beau dans l’ensemble. Début mai reste aléatoire pour les températures et la pluie. Nous avons eu un temps changeant mais de grandes plages ensoleillées et peu de vent d’autan.

Stop ou encore ?

A recommander. A refaire. Et même continuer au-delà de Toulouse le long de la Garonne pour rejoindre Bordeaux. Une manière de découvrir la France complètement différemment, une expérience vélo accessible au plus grand nombre.

Comment y sommes-nous allés ?

En voiture jusqu’à Narbonne. Retour par le train TER de Toulouse avec nos vélos & sacoches.

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