Emporter l’essentiel

L’essentiel tient dans nos sacoches.

L'essentiel est en nous, le reste tient dans des sacoches.

A l’ère du matérialisme à outrance, n’emporter que l’essentiel est un exercice enrichissant. Ce fût d’ailleurs un des apprentissages les plus instructifs de nos vacances : Celui de voir que l’on peut se passer de beaucoup de nos objets, avec un peu d’imagination. Un sentiment de liberté et de détachement du matériel : Et si demain, nous possédions beaucoup moins, qu’importe puisque l’essentiel est en nous et le reste tient dans quelques sacoches ;-)

« Un homme est riche de tout ce dont il peut se passer »

[Henry David Thoreau]

Comment faire le tri ? Quoi emporter ?

Chacun a sa propre notion de l’essentiel, qui est souvent liée à celle du confort.

Lorsque nous voyageons à vélo, nous n’emportons donc que le strict minimum qu’impose le climat du pays que l’on visite. Sachant que nous ne partons pour l’instant que dans des pays avec des infrastructures développées qui nous permettent de nous ravitailler ou gérer les aléas techniques.

Notre idée du confort se résume donc à être au sec quand on s’arrête le soir, manger chaud quand il fait froid et dormir dans de bonnes conditions pour récupérer. Notre expérience du voyage à vélo est suffisamment limitée dans le temps pour accepter des vacances spartiates, dénuées de fantaisie matérielle, d’ailleurs largement compensée par l’expérience humaine et culturelle qu’on en retire.

Ce que je trouve intéressant également dans cet exercice, c’est la nécessité (le plaisir !) d’être le plus imaginatif possible pour limiter le volume et le poids des bagages.

La chasse aux emballages, le reconditionnement, mon credo.

Je pense que c’est grâce à cette pratique annuelle que j’ai vraiment pris conscience du volume et de l’inutilité des emballages de la plupart des produits que nous achetons aujourd’hui. Que de gâchis et de dérive collective dans nos pays soi-disants développés ! …Un développement plus mercantile que responsable : concernant le progrès collectif pour une meilleure maîtrise de nos ressources, on a encore beaucoup de chemin à parcourir !!

Toujours plus de plastique, de carton imprimé pour enjoliver les rayons des supermarchés, tromper sur la quantité pour simuler la bonne affaire et… appâter le chaland. Messieurs Mesdames les Marketeurs, à quand le retour au bon sens, à la responsabilisation ??? Bon je m’éloigne de mon sujet… quoique. Car une grande partie de la préparation de nos voyages est consacrée au reconditionnement rationnel des produits emportés. Pour gagner de la place mais aussi pour préserver de l’humidité et des insectes. Du shampoing au sel, des céréales au sachet de purée… je suis devenue une vraie traqueuse du vide encombrant (plus de détails dans le contenu de nos sacoches)

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