Comment transporter ces foutus bagages ?

Autant vous le dire, la vraie réponse est surtout de réduire les bagages au strict minimum, à l’essentiel… (lire rubrique « emporter l’essentiel » ). L’enjeu du transport reste cependant pour nous le couchage parce que nous sommes 5 (tentes, matelas, sac de couchage). Loin de nous, l’idée de donner des solutions, mais plutôt de vous exposer les solutions que nous avons testées, adaptées à notre situation, l’âge de nos enfants et l’itinéraire emprunté.

LES CARRIOLES ET AUTRES BIZARRERIES…

La « Mendon » – Année de fabrication : 2011

D’où vient ce nom ? C’est la contraction de notre nom de famille  »Mendy » et de la marque de carriole « Aevon », modèle de départ.

Le vrai modèle "Aevon", photo extraite du site www.aevon-trailers.com

L’idée de départ : A force de loucher sur le modèle de la « Aevon », adapté aux chemins, légère, maléable, facilement embarquable dans les transports en commun, José a craqué : il a décidé de reproduire avec sa manière très personnelle ce modèle de remorque. Nos enfants sont grands, ils sont tous sur des vélos désormais. Il convenait d’adopter une remorque à bagages, pas trop large pour s’embarquer dans les trains si besoin.

La "Mendon" en version test

La réalisation : Faite à partir de barrières de travaux publics, de barres de récupération en fer et d’une vieille fourche de vélo, José l’a assemblée au fer à souder, en rajoutant un fond en bois.

La version finale, une fois peinte avec le fond en bois...

Verdict : Elle avait l’air d’une carriole « Aevon » dans notre jardin… en plus grandiose, plus prétentieuse, plus ambitieuse. Aux premiers coups de pédale, elle a rendu son verdict : peu maléable avec ses proportions triple XL, tenant l’équilibre qu’avec de la vitesse, difficile à tenir à l’arrêt.

La Mendon version "chargée", un grand moment ;-)

Bref, pas trop pratique, galère à conduire chargée, mais quelle allure ! Le capitaine José est allé à l’assaut du Danemark avec son charriot de guerrier, pestant quelquefois (souvent) quand à l’arrêt le chargement basculait la carriole sur le côté. Les barres sont trop hautes, déstabilisant l’ensemble.

La carriole mériterait deux roues à l’avant pour conserver une stabilité à toute épreuve. Moins esthétique, et plus difficile à conduire dans les chemins, elle serait toutefois plus adaptée pour la ville et ses arrêts. Malgré tout, nous avons parcouru près de 600 km avec au Danemark sans encombre. Imparfaite, elle a toutefois remplie la majorité de ses fonctions… Comment on dit déjà ?  »C’est en forgeant, qu’on devient forgeron » ?

La « Vivonnette » - Année de fabrication : 2004

D’où vient ce nom ? Cette carriole a été achetée à la base et transformée dans un 2ème temps. Le nom est une contraction des prénoms de ses « sponsors d’origine » : Yvon et Viviane qui nous en avaient fait cadeau pour la naissance de notre aîné.

Le modèle B'twin de Decathlon est conçu pour balader 1 à 2 jeunes enfants.

L’idée de départ : Pouvoir transporter en plus des bébés, les bagages dans des carrioles conçues en premier lieu pour la balade.

La réalisation : Faite à partir de carriole standard achetée à Decathlon (modèle B’twin). Rajout d’une troisième roue à l’arrière de la carriole avec une fourche soudée sur l’ossature initiale pour pouvoir accrocher des bagages et du poids. La fourche conservait sa rotation.

Rajout d'un "plateau" avec une troisième roue en guise de porte-bagages.

Verdict : Plutôt maléable dans les montées et sur les chemins. Dans les descentes, avec le poids et la vitesse, la roue arrière avait tendance à osciller dangereusement. Gare à celui qui levait ses fesses de la selle. Du coup, dans la version 2 de la Vivonette, José a limité l’amplitude de la fourche en l’arrimant avec des sangles, afin de stabiliser les trajectoires.

Version "coffre plein", prêt à partir.

La « Super Vivonnette » – Année de fabrication : 2007

Pourquoi ce nom ? C’est une reproduction de la Vivonnette… en version XL ! 

ça commence toujours dans le jardin... avec des barres de récup' et un fer à souder.

L’idée de départ : Reproduire le concept de base de la « Vivonnette » qui avait déjà fait ses preuves et l’adapter pour transporter 2 enfants – 6 ans (mesurant près d’1m) et 1 an + des bagages.

La réalisation : Transformation d’une vivonnette en agrandissant l’armature. Réalisation d’une « plateforme porte bagage » à l’arrière de la carriole + rigidité de la fourche pour bloquer la rotation de la troisième roue.

Les garçons sirotant leur gourde dans la "Super Vivonnette".

Joues de côté réalisées en feuille de bois, ossature soudée à partir de tréteaux recyclés. Bâche réalisée à partir de tissu imperméable de tapisserie murale et de rideau de douche.

Verdict : Modèle XL, relevant de la petite charrette et prenant sa place sur la piste cyclable. Côté enfants, confort au rendez-vous en toute circonstances. Côté praticité, largeur XL ne permettant pas de passer partout.

La version "prête à partir"

La barre de tandem - modèle Driv’Junior

Le copilote est prêt à décoller.

Lorsque les enfants sont trop grands pour rester dans une carriole et trop petits pour pédaler encore seuls, la barre de tandem est le compromis idéal. Il en existe plusieurs modèles de différentes marques. Celle que nous avons achetée s’adapte au vélo de l’enfant. Il suffit d’enlever sa roue avant. Cela permet sur certaines portions de parcours, d’alterner : tantôt l’enfant pédale seul, tantôt vous lui enlevez la roue avant et l’accrochez derrière vous avec la barre.

On n'est même pas obligé de regarder la route... pratique pour les p'tits curieux qui aiment bavarder avec leurs voisins de derrière ;-)

La barre de tandem permet à l’enfant d’arrêter de tourner les pédales s’il le souhaite… Elle est dotée d’un axe : ainsi lorsque l’on tourne, ce n’est pas comme un vrai tandem, la barre fait une rotation au niveau de votre selle. Très pratique en ville…

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